samedi 13 décembre 2014

Bois Lumière, Anatole Lebreton





Une amie italienne m'a fait remarquer que je n'avais encore rien écrit sur Bois Lumière. Mais où avais-je donc la tête ! Dans un buisson de chèvrefeuille sans doute, butinant au gré des promenades dans les collines et les calanques provençales. Car c'est bien là que tout à commencé pour Bois Lumière : le nez collé sur les immortelles qui cuisent au soleil. 

Je cherchais depuis longtemps à créer quelque chose autour du miel. J'avais bien essayé de l'associer à de la rose mais cela ne marchait pas vraiment. Le déclic vint donc d'une absolue immortelle absolument renversante que je testais un peu par hasard. Quelle claque ! Cette matière est d'une telle richesse, de la réglisse au curry, du bois au fruit, de la poussière au vert sombre, du sucré à l'amer : un bijou. J'avais enfin le lien entre l'animalité salive du miel et de la cire d'abeille avec le fruité confit boisé du l'absolue fir balsam et du genévrier nain corse, beaucoup moins aromatique que ses cousins. 
La structure du parfum était née, restait à l'habiller. Ou pas. 

Car c'est un parfum d'été à se prélasser nu sur un rocher avec la mer à proximité pour un plongeon salutaire. Un paysage buriné de garrigue prête à s'enflammer, une épaisseur de l'air, de la chair chaude qui se prélasse sur les tomettes. 
De la lumière, beaucoup, à faire plisser les yeux, éblouissante et le bois, résineux et craquant. 

Certain(e)s y entendent le  sifflement du percolateur et du café qui coule,  avec même une lichette de gnôle pour l'épicer, d'autre le chocolat torréfié. C'est d'une gourmandise un peu âpre, pas indulgente, l'immortelle ne se laisse pas facilement dompter. 

J'aime son moiré à fourrure chaude de félin qui sommeille dans les hautes herbes, ses accents d'épices crépitantes et surtout sa longévité : il s'étire pendant des heures sur ma peau. L'hiver il réchauffe et emmitoufle avec beaucoup de tact et transporte mine de rien vers des contrées au climat plus clément. 
Je suis très fier de Bois Lumière et d'avoir réussi à capturer un peu de la luminosité si particulière du midi. 







Bois Lumière, eau de parfum, 50ml : 90 € Pour plus de renseignements, me contacter ici : anatole.lebreton@gmail.com










mardi 4 novembre 2014

Jolie Madame, Balmain 1953

Et dieu créa Jolie Madame. 



Encore une résistante, née en 1953 des mains et du nez de Germaine Cellier, un délice de parfum bipolaire. La parfumeuse aimait les surdoses, les fractures et les chocs olfactifs, n'hésitant pas à marier les contraires. Sa violette douce et généreuse qui semble appeler tendresse et innocence est ici vite claqué au bec par la verdeur et l’amertume d'un cuir jouisseur, un tailleur à quatre épingles et le chignon crotte maîtrisé. 

Et l'on découvre que les ionones (la violette) aux accents boisés s'amourachent très bien de l'isobutylquinoléine (le cuir) subtilement fleurie asperge. Il faut tout le génie de Germaine Cellier pour enrober le tout des notes aromatiques presque masculines de coriandre et d'armoise, avec un floral axé sur la violette certes, mais aussi solidement épaulé par quelques fleurs blanches, tubéreuse en tête, et l'animalité du cuir et de la mousse en soutien. Typique de l'époque, complexe mais facile à porter, aimable sans plus. On sent que la jolie, il ne faut pas trop la chercher non plus. Elle est joueuse, avec les codes et les convenances.


Comparé à ses aînés Bandit et Cabochard, celui-ci est quand même plus gai et bien en chair et je l'adore pour ça. 
Il m'a un jour sauvé la vie, m'étant retrouvé par je ne sais quel sortilège dans une salle sombre devant Harry Potter,  entouré de trolls au relents de pop corn maltolé, d'une suspecte odeur de vomi plus bas dans l'allée et surtout d'un Miss Dior Chérie étalant sa vulgarité dans tout le ciné. Jolie Madame, miraculeusement fit  le vide autour de moi et le film ma foi ne fut pas si mal.

Donc, oui, je le dis : il faut porter Jolie Madame. Pour les soirées serre tête et jupe à carreaux chez l'ambassadeur du Bouthan. Ou comme une bourgeoise chabrolienne, délicieusement timbrée, en décalé. 
Hélas la version vendue actuellement nous joue la partition classique : on vaporise et on y croit un instant, et patatra, tout s'effondre, et l'on mesure la maigreur de la dame qui a salement morflée. Triste sort.




Photo : Stéphane Audran dans Dix petits nègres. 


lundi 27 octobre 2014

Une Fleur de Cassie, EDPFM





C’est très curieux ces parfums qu’on a détesté et qui basculent de l’autre côté du miroir et nous bouleversent soudain. Pour moi, Une fleur de cassie est de ceux-là. Longtemps je l’ai trouvé trop puissant, trop compact. Ses muscs me vrillaient le nez à la manière d’une poudre à récurer avec ces notes caractéristiques de pédiluve chloré. Y’avait de la piscine dans la cassie.
Et puis, à la faveur d’une reformulation drastique du côté de chez Malle où l’on rogne sur les couts, on dilue à tour de bras, voilà qu’elle devient acceptable cette fleur, même incroyablement portable.

Des éclats jaunes fleuris qui s’envolent, un ambre blanc soulevant le tapis vert poudreux complexe de la cassie merveilleusement travaillée qui colle au corps, à la chair. Dépouillé des afféteries miellées anisées amande du mimosa poupoule, point  de vanillade, d’amandine, de collant du gâteau. De la tenue, une rigueur, des voiles légers, de l’abstrait, un tableau élégant d’un romantisme fou. Énigmatique, un parfum libre, jazz. 
Et dire que j’aurai pu passer à côté.


C’est l’automne, les forêts sont cubistes, la ville s’emmitoufle et je déambule sur mon tapis roulant de cassie avec bonheur. 






Photos : Accacia Farnesiana et Nina Simone.

dimanche 15 juin 2014

Hérésies de la fournaise




Naaaan, je n'ai rien écris depuis février ! Cinq mois déjà. L'été est là et je n'ai pas vu passer le printemps affairé à donner vie, écrin et publicité à mes trois créations parfumées. L'aventure continue, je suis stupéfait de l'ampleur que cela prend, souvent dépassé par les évènements, mais surtout heureux, très, de voir et de lire les réactions provoquées par mes bébés. 
Mais quand même cinq mois, c'est long. Et je n'ai rien vu passer. 
Et déjà l'été...

Alors pour reprendre langue, comme il se doit, pourquoi ne pas faire défiler les heureux élus qui auront droit à se dévoiler sur nos peaux durant les chaleurs estivales. Pas les petites fleurs timides et rafraichissantes, non, les grosses artilleries et les tueuses, de celles qui soignent le mal par le mal.
Je ne suis pas homme à citronnade, les hespéridés m'emmerdent généralement, et à mon avis la fraicheur s’accommode mal des températures de la Provence assommée de soleil. Leur durée de vie me dissuade souvent de passer par eux pour tenter de rafraichir mon corps embrasé, il me faut plutôt du lourd, de l'intense, de la personnalité pour parcourir les collines crépitantes de cigales excitées. 

Voici donc une sélection de destinations parfumés pour cet été qui s'annonce torride : 

Vamp à New York pour commencer,  parce que les fleurs blanches et plus particulièrement la tubéreuse, elles ont du coffre et savent chanter, quand même les pies et les pigeons ont cessé de chiner. Cette tubéreuse un peu vahinée, s'est roulée dans la vanille monoï et ondule soyeuse imperturbable quand le soir tombe alors qu'elle riait à gorge déployée au matin. 
Une variante calédonienne : Manoumalia  et ses chairs voluptueuses. 

Lonestar memories, un des premiers Tauer, l'un des plus beau, des plus caractériels. Il sent la sueur des travailleurs de la route, la créosote noire dont on badigeonnait les traverses de chemin de fer, l'ambre sec et poussiéreux, la suie, le cuir sur la moto. Une découverte magique d'un été californien en descendant la jolie route de Topanga Canyon vers la plage de Malibu où je me suis baigné goulument en me demandant d'où venait ce fumet de viande rôtie, avant de saisir que c'était moi, torride qui le dégageait. 




Sables bien sûr, c'est une évidence. Parce que l'immortelle crame au soleil sur les collines corses et enivre les téméraires qui s'y aventurent. Parce que ses notes salées, épicées curry, sèches, poussières et vanille douce, se mêlent admirablement à la peau malmenée par les UV. 
Autres variations sur l'immortelle  s'épanouissant au soleil : Fougère Bengale  et sa lavande virile,  et bien sûr mon Bois Lumière, en ôde à la fournaise. 

Viril aussi et tellement chic, Sycomore chez Chanel comme tous les vétivers est délicieux. Évidemment je les préfère hard core, comme Turtle by LesNez. Pas trop de pamplemousse pour moi avec la racine verte et terreuse, merci. 

Fumerie turque sous l'orage qui tonne dehors et les 36° qui pointent au thermomètre : une finesse de coulis exotique qui s’échapperait d'un narguilé lointain et embaume, fait corps avec la peau moite.  Délicieux.

J'ai déjà parlé d'Antilope, mon aldéhyde d'été, savane et fourrure alanguie sous le baobad. Et de Chaldée itou, que dire de plus, rien, écouter le bruit du ressac sur la plage, poser la tête dans le sable et rêver. 

Et le Tom ford aussi, Sahara noir tous poils au vent dans la décapotable sur la côte d'Azur, un peu beaucoup passionnément cliché mais c'est si bon de faire la nique aux Invictus et autres senteurs de pastilles bleues dans les WC. 

Une pirouette : Nuit de Noël de Caron donne tout ce qu'il a en été, ses rondeurs épicées, son taffetas moelleux et aérien qui éclaire cette rose ténébreuse s''aventurant dans les sous-bois. Essayez vite l'extrait tant qu'il n'est pas stupidement retiré de la vente par la maison. 

Une nouveauté peut-être ? J'avoue avoir été fainéant et peu senti ces derniers temps. Mais je confesse, à total contrecourant de ce que j'ai jusque là tonné, que Terre d'Hermès Eau très fraiche est terriblement jouissif. Frais oui et boisé, facile et pas exigeant. Tout ce qu'il faut pour une série de tapas en terrasse. 




Vamp à New York : honoré de sprés
Manoumalia LesNez
Sables Annick Goutal
fougère Bengale Parfum d'Empire
Bois Lumière Anatole Lebreton
Sycomore Chanel
Turtle vetiver LesNez
Fumerie turque Serge Lutens
Antilope Weil
Chaldée Jean Patou
Sahara noir Tom Ford
Nuit de Noël Caron
Terre d'Hermès eau très fraiche Hermès






vendredi 7 février 2014

L'Eau Scandaleuse




Il était une fois un rêve, celui d'une créature charnelle exubérante traversant l'atelier obscure et austère d'un antiquaire. Où parmi les fauteuils en cuir râpé et les vieux livres parcheminés se glisse furtivement un bouquet de fleurs sauvages et bestiales. 
Ce fut le point de départ, concilier deux mondes a priori opposés : une tubéreuse insolente, la reine des garces fleuries avec la patine d'un cuir sec et tendre, animal et racé. Comme une danse, un combat. Tantôt l'une gueule sa gouaille, tantôt l'autre claque son fouet. Puis quand on croit qu'ils s’essoufflent, la chair de la tubéreuse s'emmêle à la peau sèche du cuir et le duo s'alanguit sur un tapis mousseux quasi chyprien. 
Voici L'Eau Scandaleuse, mon deuxième parfum. 



Elle est  rock and roll, elle en fait trop : 5% d'absolue de tubéreuse, du jasmin, de l'ylang en renforts, c'est beaucoup, c'est énorme, c'est cher et très chair. Scandaleusement.
D'abord une bergamote rapide, du davana liquoreux et fruité qui jouxte une note de pêche hommage à mes chyprés adorés. Le trio de fleurs, tubéreuse en vedette monte en puissance tandis que déjà le cuir perce et ramène son velours sec et moelleux. L'accord est saupoudré de mousse de chêne, soutenu par du castoreum, animal cuir et fleuri à la fois, et du cypriol nagarmotha, une genre de patchouli cuiré. 




Créer ce parfum ce fut  une bataille pour arrondir les angles, gommer les aspérités et les aspects gueulards de l'un et de l'autre pour les laisser faire connaissance et s'accoupler. Parce que oui, les notes chair en décomposition de la tubéreuse s'accordent merveilleusement à la peau tannée du cuir, l'animalité de l'un et  l'autre se répond et s'emboite. Le végétal de la fleur se marie au vert rêche de l'IBQ, matière cuirée par excellence. La douceur et l’opulence des lactones se pose naturellement sur le tapis de daim souple du suederal, une base fantastique d'IFF. Et l'on découvre que le mariage diabolique est naturel.
Ce fut un long combat également pour trouver le bon flacon, la belle boite et aller jusqu'au bout de la création. Que dire sinon que je suis on ne peut plus fier et encore plus abasourdi et profondément touché des réactions que provoque mon Eau Scandaleuse. 



Le flacon est disponible en 50ml au prix de 90 €. 
Pour plus de renseignements c'est ici : anatole.lebreton@gmail.com



Photos : La première est de Dau (avec en prime un article magnifique, merci très cher). La seconde et la dernière sont de moi et instagram bien sûr, et la troisième de Rfablarage que je remercie également.

dimanche 2 février 2014

Alliage d'Estée Lauder, 1972.




Nouvelle année, nouveau billet. 
J'ai souvent écrit sur des parfums dévergondés, des parfums culottés voire carrément déculottés et plutôt du côté poule de luxe du curseur olfactif ; Alors une fois n'est pas coutume pour bien commencer et reprendre langue (oui, cela se dit c'est chic non ? ) et après une interruption de près de deux mois, voici dans le genre propre et sportif : Alliage.  
Un chypré vert, aromatique et savonneux, typique des années 70 à la sauce Lauder c'est-à-dire avec une voix forte, qui porte et longtemps. 

A la vaporisation on est emporté par un galbanum giclant arrosé d'aldéhydes. Les facettes fruitées du galbanum sont supportées par une touche de pêche et des agrumes discrètes. Les aldéhydes font l'effet du vinyle en peinture ou de la 3D au ciné, ils rendent tout plus lumineux en rayonnant et offrent un volume impressionnant, ici ils donnent de l'air et un aspect propre dont la suite ne se départira pas.

Des notes vertes aromatiques (thym, pin, un peu sauge à mon nez),  bucoliques à souhait, sont soutenues par un joli fleuri humide, zen, sabre et buisson de thé. Une amertume jouissive, des accents métalliques qui se fondent magnifiquement sur une base mousse vétiver et même de la myrrhe un peu baumée. 

Une classe folle pour ce  parfum qui respire, qui sent bon le plein air, et qui m'évoque un métal argenté avec des iridescences vertes claires. Lumineux, souriant et même carrément ultra bright.   Le parfum de l’américaine idéale, la super woman athlétique, grande et un peu carrée avec un caractère bien trempé et un sourire carnassier.

 Ce n'est pas un parfum réaliste,  c'est un parfum concept, abstrait  qui évoque plutôt une ambiance.  Et j'imagine un court de tennis et les drôle de dames en micro short blanc immaculé qui courent après la balle en riant, jamais décoiffées, increvables. Alliage n'est pas spécialement froid, mais il a quelques chose d'une peau nue frissonnante et un peu humide de sueur après l'effort.

Alliage, réveillez la Jill Munroe qui est en vous. 



Photo : celebrityphoto.com

dimanche 24 novembre 2013

Bal à Versailles, Jean Desprez 1962






Dans la série cocotte rondouillarde qui se pavane dans les salons, voici Bal à Versailles, oriental épicé qui ne fait pas dans la demi mesure et empli l'espace, moelleux et velouté façon draperie opulente. Aristo au bal sans aucun doute mais ne nous leurrons pas, elle a beau être attifée pour la fête c'est une sans culotte. La robe peut dégueuler de jupons et de mousselines, cela ne l'empêche pas de se faire trousser en douce derrière une tenture du château. 

Cela dit, ça démarre plutôt sagement sur des notes fraiches et rieuses de bergamote, de mandarine et de néroli. Quelques aldéhydes soulèvent le tout pour donner plus d'allant, presser le pas, car dès l'attaque on sent poindre le tapis persan, le vieux fauteuil poussiéreux et surtout les perruques si chargées qu'elles dégagent des nuages de poudre à chaque mouvement. Passé le portail, d'immenses couloirs qui résonnent, pleins d'encens, de candélabres, de fumée des bougies coulantes et des bruissements de robes sur parquet encaustiqué. Elle n'ose parler trop fort et il fait un peu froid dans la galerie des glaces, mais alors, quand on arrive dans la grande salle apprêtée, c'est des cris de ravissement et les premiers gloussements qui sonnent le début des réjouissances. 

Quelques notes épicées se glissent en douceur sur un floral si fondu que l'on peine à distinguer qui est qui dans ce brouhaha de taffetas broché, de redingotes bleu ciel et de collants qui ne demandent qu'à glisser. C'est riche, capiteux, un fondu d'un classicisme parfait, enveloppé par ce nuage de poudre ambrée qui flotte dans l'air surchauffé, une poudre dorée qui emplit la pièce en nous étourdissant comme après la première quadrille. 

Une mousse sèche, l’opoponax qui revient pour un tour, iris, benjoin, baume de tolu vanillé, cèdre et résines, le fond de Bal est une merveille d'ambre musqué. Car ne l'oublions pas, on ne se lavait pas des masses à cette époque là et la pratique de la surcouche de fards remonte à loin dans le temps. 
Alors que l'eau de toilette est franchement plus poudrée, l'eau de cologne était réputée pour ses notes plus animales, une fourrure de civette se glissant en catimini sous la robe et c'est elle la dépravée sous ses airs de bonne famille.  

Bal à Versailles est un monde un peu oublié, d'une richesse et d'un velouté exquis qui a traversé sans grand bruits les modes depuis sa création en 1962. Parfum emblématique de Jean Desprez, il aurait tout aussi bien pu naître à l'époque de l'Heure bleue où d'Habanita cet ambré fleuri épicé. Un parfum rétro poudré Louis XIV,  parfum de précieuses pas ridicules pour un sequin,  plutôt joyeux et fêtard, qui en fait un peu trop parfois mais c'est tellement bon d'être excessif. 
Même le flacon flasque est au delà du too much avec son icône centrale représentant des dames à chapeau de plumes auréolées d'une douce innocence. Comme beaucoup de survivants, il a subi bien des variations, j'ai un souvenir ému à la pensée du parfum de toilette qui était absolument divin, mais Bal à Versailles a de beaux restes et ce qui ne gâche rien,  coute bien moins cher que tous ces orientaux nichus et ennuyeux. Pas besoin de la ramener pour sentir la cocotte, c'est dans les bas étages que l'on a les bras les plus accueillants. 


Photo: collection perso.